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 Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon

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Samaël J. Dayne
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◊ Avatar : Finn Wittrock
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MessageSujet: Le rugissement de la lionne contre la fureur du dragon   Dim 21 Mai - 14:03

Thème


Au plus profond d'elle, la fer née a envie de hurler, de lui beugler de partir, de la lâcher pour ne plus jamais l'approcher. Elle a envie de retrouver entre ses doigts la puissance de ses lames pour les enfoncer dans la gorge trop dévoilée à son goût, pour le faire disparaître de ce monde et fuir, fuir pour une vie qui lui a été ôté dans tellement de sang. Elle revoit encore le pont du bateau, elle renvoie encore l'hémoglobine coulant des veines de tous ses hommes qu'elle pouvait nommer par les prénoms et pire encore, de lui. Lui qu'elle a tant aimé, lui qui a toujours cherché à la faire monter plus haut encore, lui qui embrassait sa peau en la sachant pourtant intouchable. Elle ferme les yeux, une seconde, faisant disparaître les ombres qui hanteront pour toujours son esprit. Non, elle doit avancer. Elle doit sourire, se montrer charmante et aimante, se montrer la plus parfaite des petites princesses pour ce roi qui ne sera jamais le sien. Elle veut être libre. Sylwa ne l'obtiendra qu'en pliant l'échine et pire encore. En lui offrant à lui quelque chose qui ne revient qu'à ce capitaine pour qui elle pourrait maintenant tout donner. Il est trop tard pour comprendre ça. Maintenant, ne reste qu'à jouer des charmes qu'elle sait posséder. Elle doit comprendre, dans le regard qu'il glisse sur son corps, ce qu'il pense. Elle doit lire dans un esprit qu'on raconte particulier. Elle qui n'a jamais été comme les femmes des contrées vertes doit lentement le devenir. Lentement apprendre la manipulation et le jeu. Deux lunes. C'est le peu de temps durant lequel elle a essayé de découvrir ce qu'une vie complète ne parvient à montrer aux ladies de ces régions trop loin de l'eau. Elle n'est pas prête.

Et pourtant, elle garde la tête haute. Son orgueil ne meurt pas à sa première réponse. Sylwa le défi, comme elle l'a toujours fait de n'importe quel homme s'approchant d'elle. C'est avec sa rage et sa fierté qu'elle s'est fait une place au milieu des marins. Elle n'était tout d'abords pas la bienvenue sur les navires. Elle n'était la bienvenue nul part. Jusqu'à ce que des os se brisent sous ses poings et qu'elle leur montre que si elle n'avait le même diamètre de biceps qu'eux, elle avait de la force et une rage qui la rendait aussi imprévisible qu'une chatte en colère. Ils avaient ri. Elle avait gagné leur respect en faisant couler trop de sang.

Parce que je ne suis l'une de ses catins qui écartent les jambes aux premiers venus. Je me nomme Sylwa et je viens des îles de fers. J'y étais jusqu'à ce que l'Ouest face plier mon capitaine et tout l'équipage avec lui.

Le mépris brûle dans sa voix. Elle n'a rien à voir avec ses idiotes pleurant des nuits complètes de ce qu'on leur fait subir durant le jour. Non. Elle est une rebelle, une sauvage. Un animal dangereux qu'on tente de mater à coup de fouet. Mais contrairement aux animaux, elle peut réfléchir. Amadouer, mentir. Pour ne jamais laisser la moindre bride s'accrocher à ses lèvres. Oui, ses poignets ont souffert de la morsure du fer. Mais son esprit est resté libre, accroché aux cordages d'un bateau en sentant l'air salé s'engouffrer dans ses narines et fouetter son visage.

Le roi tourne autour d'elle, comme un prédateur autour d'une proie. Mais Sylwa n'a rien d'un herbivore. Au contraire, elle est une lionne qui darde sur iris droit devant elle, ne cherchant le regard de cet homme qui la frôle par instant. Elle ne frisonne pas, contrôlant le moindre mouvement de son corps. Il peut lui faire ce qu'il désire, elle n'aura vécu que pire. Le fait qu'elle soit vierge n'empêche les coups qui ont longtemps raisonné contre sa peau avant qu'elle ne daigne enfin se rebeller et qu'elle ne crache aux hommes qu'elle n'était pas aussi faible que la putain de l'Ouest qui lui avait donné la vie. Elle était une fer née. Elle est une fer née et personne ne taira jamais le feu qui brûle dans sa poitrine. Pas même cet homme devant qui chacun s'incline. Son "maître" ne lui a donné aucune indication si ce n'était de faire tout ce que désir ce roi étrange aux cheveux d'argents. Il ne l'a pas encore renvoyé. Sûrement que sa morgue et sa fierté le questionnent. Elle n'en sait rien mais elle fait taire la peur qui tente de s'emparer de son coeur. Elle a eu du temps pour frémir. Maintenant, elle se dresse devant le dragon avec des parures répugnantes pour toute arme.

Milkas. Le nom est glissé, sans aucune intonation. Ni haine ni amour, juste une constatation de qui est celui offrant un cadeau. La lionne ferme un instant les yeux en sentant les mains du dragon attraper ses cheveux, jouant avec une boucle qui n'a jamais, de toute sa vie durant, été aussi douce. Elle ne reconnaît pas cette crinière qui n'est plus la sienne. Mais elle doit répondre et le sait. Alors ses lèvres s’entrouvrent, enfin. Il voulait simplement faire plaisir à son roi en lui offrant une femme qu'il veut dompter. Il a entendu des choses venant du palais. Et sait ce dont je pourrais être capable pour le plaisir d'un homme.

Elle se donne envie de vomir. Le plaisir du roi n'est rien pour elle. Il n'est rien. Mais la promesse d'un semblant de liberté l'attendant au bout du chemin l'attire. Milkas lui a dit. Si elle comble un dragon, il pourra des flammes de sa puissance ouvrir le chemin vers quelque chose de grandiose et surtout, vers quelque chose qu'elle désire. La maîtresse du roi à tout le droit en échange d'un simple devoir. Combler un homme qui peut la renvoyer à n'importe quel instant. Elle joue son destin et sa vie en ce jour. Elle le sait parfaitement et pourtant, elle ne courbe pas l'échine et ne supplie pas. Non, elle mourra la morgue dans les yeux si c'est sa vie qu'il désire. Mais elle tiendra tête. Jusqu'à la fin. Pour lui.

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Son of witch
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